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Madeleine Ferrière : Alimentation générale

Madeleine Ferrière fut une historienne généraliste avant de devenir une spécialiste de l’alimentation. Un atout pour étudier l’histoire de l’alimentation qui exige d’être observé dans son contexte, c’est-à-dire en intégrant les possibilités agricoles, le cadre religieux et l’histoire culturelle globale pour ainsi en cerner les enjeux.

Après 25 ans de carrière comme professeur d’histoire et géographie au collège et au lycée, Madeleine Ferrière devient, en 1995, professeur d’histoire moderne à l’université d’Avignon jusqu’à sa retraite en 2010.

Son intérêt pour l’histoire de l’alimentation est assez récent. Son premier ouvrage, publié après deux ans de recherche date de 2002 et a pour sujet l’Histoire des peurs alimentaires. Étonnant et passionnant sujet qui lui fut suggéré par son directeur de collection aux éditions du Seuil et qu’elle entreprit comme un challenge.

Pour ce livre, elle rencontre les services vétérinaires et les professionnels de l’agroalimentaire. Elle rédige un questionnaire définissant ainsi ce qu’elle veut savoir et comprendre. Se posait-on les mêmes questions avant ? Quelles réponses a-t-on apporté à la question du risque alimentaire aux cours des siècles ? Le sujet étant défini et délimité, s’en suit pour Madeleine une longue période de “butinage” dans toutes les sources d’informations qui se présentent à elle puis, enfin, la rédaction proprement dite.

Dans son butinage et ses lectures, Madeleine Ferrière laisse de côté de nombreuses notes sur les nourritures banales. Elle va alors “recycler” ces notes pour son second ouvrage : Nourritures canailles publié en 2007 au Seuil. Une sorte de cuisine des restes adaptée à l’histoire.
Cet ouvrage va mettre en lumière la perméabilité qui existe entre cuisines hautes et basses, d’établir les nombreuses passerelles qui existent entre la cuisine populaire et la haute gastronomie que l’on a souvent plus tendance à opposer qu’à associer.

Lorsque l’on demande à Madeleine Ferrière de citer son livre de cuisine préféré, elle cite naturellement le Larousse Gastronomique dans sa première édition de 1938. Parce qu’elle aime s’y régaler des mots, mais surtout par attachement affectif. En effet, ce Larousse Gastronomique que sa grand-mère avait acheté à l’époque et qui lui fut donné plus tard constitue, pour elle, l’unique témoin d’une transmission culinaire familiale.

>> Précipitez-vous, si vous ne les avez pas encore lus, sur :
Les Peurs alimentaires, Seuil 2002 et Point Histoire 2006 ;
Nourritures canailles, Seuil 2007 et Point Histoire 2010.


Cet article est extrait du Cahier de la gastronomie n° 5, à retrouver sur la boutique Menu Fretin !

 

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