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L’inscription par l’UNESCO du repas gastronomique des Français

L’inscription par l’UNESCO du “repas gastronomique des Français” sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel (PCI) est une distinction qui nous honore et ouvre de formidables perspectives pour la mise en valeur de notre patrimoine et notre culture culinaires.

Les textes de la convention pour la sauvegarde du PCI sont sans équivoque ; pour rester vivant, le patrimoine culturel immatériel doit être pertinent pour sa communauté, recréé en permanence et transmis d’une génération à l’autre. Il est donc permis de rassurer ceux qui ont craint la muséification de notre gastronomie. Sauvegarder ne signifie pas fixer ou figer le patrimoine culturel immatériel sous quelque forme “pure” ou “originelle” mais au contraire créer, inventer, favoriser les conditions du transfert des connaissances, des savoir-faire et des significations.

La candidature française a donc préparé au cours des dernières années en concertation avec tous les acteurs impliqués des mesures susceptibles de répondre aux exigences de l’UNESCO et d’assurer au “repas gastronomique des Français” les conditions de sa mise en valeur et de sa transmission aux générations futures.

Le plan de gestion qui a été retenu et qui devra être mis en œuvre afin d’honorer nos engagements s’articule autour de quatre axes principaux :
– renforcer la transmission par l’éducation ;
– développer la documentation et la recherche ;
– créer des outils et des équipements de sensibilisation et d’information au plus grand nombre à l’instar de la Cité de la gastronomie ;
– contribuer au renforcement du dialogue interculturel par la coopération internationale.

Il est indispensable de favoriser les actions dans les écoles et les centres de loisirs, d’encourager la formation professionnelle, de soutenir une diffusion large des connaissances grâce aux nouvelles technologies, à l’édition de livres, la production d’émissions de télévision, de développer la recherche scientifique, de fédérer et amplifier les manifestations nationales de sensibilisation du public, de participer à la naissance d’une Cité de la gastronomie qui puisse concourir à la formation du goût et stimuler la créativité de notre gastronomie, de favoriser des accords de coopération avec les pays soucieux de préserver leur patrimoine et leur culture gastronomiques.

Nous contribuerons ainsi à forger le visage de la France de demain avec l’espoir que d’autres communautés auront également à cœur d’œuvrer en faveur de leurs cultures culinaires pour que nous puissions mieux les connaître et les partager dans un esprit de solidarité et de fraternité.

Encadré : Le Patrimoine immatériel et les mesures de sauvegarde définies par l’UNESCO –
On entend par “patrimoine culturel immatériel” les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable.
Le “patrimoine culturel immatériel”, tel qu’il est défini au paragraphe 1 ci-dessus, se manifeste notamment dans les domaines suivants : (a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; (b) les arts du spectacle ; (c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; (d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ; (e) les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
On entend par “sauvegarde” les mesures visant à assurer la viabilité du patrimoine culturel immatériel, y compris l’identification, la documentation, la recherche, la préservation, la protection, la promotion, la mise en valeur, la transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle, ainsi que la revitalisation des différents aspects de ce patrimoine.


Cet article est extrait du Cahier de la gastronomie n° 5, à retrouver sur la boutique Menu Fretin !

 

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